Congrès :: 2012

La Société canadienne pour l’étude de l’enseignement supérieur (SCÉES) tiendra son congrès annuel à l’Université Wilfrid-Laurier à Waterloo du lundi 28 mai au mercredi 30 mai 2012 dans le cadre du Congrès des sciences humaines. Website for registration, accommodation, delegate services is www.congress2012.ca


Remboursement partiel de voyage


Pour voir et imprimer le formulaire 2012 (version anglaise), cliquez ici.


Programme du congrès


Version datée le 18 mai 2012 pdf
Version datée le 9 mai 2012 pdf
Version datée le 24 avril 2012 pdf
Version datée le 12 avril 2012 pdf
Version datée le 5 avril 2012 pdf
La majorité des séances auront lieux à l’édifice « Sciences » à l’Uiversité Wilfrid-Laurier.


Pre-Congrès


Internationalization of Higher Education at the Cross Roads: Charting New Pathways

Organisé par la Société canadiene de l’éducation comparée et international (SCÉCI) et la Société canadienne pour l’étude de l’enseignement supérieur (SCÉES)
Le 26 mai 2012 à Wilfrid Laurier University
Inscription=45 $ (général) 25 $ (étudiant) :: Date limite=le 12 mai 2012 :: Contacte=Steve Sider (ssider@wlu.ca)
Annonce (anglais)


Appel de propositions [FERMÉE]


Congrès 2012 de la SCÉES Appel de propositions

[Pour les besoins du présent document, il est entendu que le masculin comprend le féminin.]

La Société canadienne pour l’étude de l’enseignement supérieur (SCÉES) tiendra son congrès annuel du 28 au 30 mai 2012 dans le cadre du Congrès des sciences humaines à la Waterloo University et à la Wilfrid Laurier University à Waterloo, en Ontario.

Ce congrès est planifié en étroite collaboration avec l’Association canadienne pour l’étude de l’éducation des adultes (ACÉÉA) et la Société canadienne pour l’étude de l’éducation (SCÉÉ) de manière à permettre à toute personne participant à l’un des trois congrès d’assister aux séances de deux autres congrès.

Le thème du Congrès des sciences humaines 2012 est « À la croisée des chemins : le savoir face à un monde incertain ». Dans le droit fil de ce congrès, le thème du congrès de la SCÉES est « L’éducation supérieure à la croisée des chemins : quelles sont maintenant les pistes à suivre? ».

La SCÉES a le plaisir de lancer une invitation à soumettre des projets de communication qui explorent le thème général ou des facettes de celui-ci. Les projets de communication portant sur d’autres thèmes comme l’apprentissage en ligne, la gouvernance, la recherche, l’apprentissage informel et par l’expérience, le recrutement et les services aux étudiants seront également pris en considération.

La Société invite les chercheurs œuvrant dans le domaine de l’enseignement supérieur et dans des disciplines connexes telles la science politique, la sociologie, l’histoire, la philosophie, la psychologie, les études des femmes, l’économie, les études commerciales et l’administration, à lui soumettre des projets de communication. Le congrès de la SCÉES offre, aux étudiants diplômés, aux éducateurs, aux décideurs, aux administrateurs, aux activistes et aux porte-parole, la possibilité de faire connaître leurs points de vue sur l’enseignement supérieur et les questions touchant à la réussite des étudiants. Les étudiants diplômés ainsi les membres des corps professoraux et des équipes de direction des collèges et des universités sont également invités à nous soumettre des projets de communication pour le congrès de 2012. Le congrès de cette année comprendra des discours liminaires, des exposés regroupés par des organisateurs de session, des communications individuelles, la remise des prix décernés à la meilleure dissertation et au meilleur mémoire de maîtrise ainsi que des sessions conjointes avec d’autres disciplines sur l’éducation des adultes et l’enseignement, de la maternelle à la fin du secondaire.

La présidente du congrès 2012 de la SCÉES est la Pre Dianne Conrad (diannec@athabascau.ca), directrice du Centre for Learning Accreditation de l’Athabasca University.

Soumission des propositions pour les communications

La SCÉES sollicite trois types de projets de communication :

(1) Exposés regroupés par un organisateur de séance (voir ci-dessous)
Les personnes qui désirent organiser une séance un thème donné pour le congrès 2012 sont priées de soumettre une proposition en ce sens par courriel d’ici le 9 janvier 2012. La proposition doit comprendre le nom de l’organisateur, son adresse de courriel, le nom de l’établissement auquel il est rattaché et un texte de 100 à 200 mots décrivant la séance (incluant son titre).

À la suite d’un processus d’évaluation par des pairs en vue de choisir les séances, une liste regroupant les noms des organisateurs de séance et le thème de leurs séances respectives sera envoyée aux membres de la SCÉES et affichée sur le site Web de la SCÉES le 8 février 2012. À partir de cette date, les organisateurs de séance recevront les propositions pour leur séance (maximum de 4 exposés par séance). La date limite pour soumettre des propositions d’exposé aux organisateurs de séance est le 29 février 2012. Les organisateurs de séance feront leur choix à partir des propositions qui leur auront été envoyées et structureront la séance à laquelle d’ailleurs ils participeront à titre de présidents. Les conférenciers potentiels doivent soumettre un titre et un résumé de leur exposé (d’au maximum 750 mots) directement à l’organisateur de séance concerné. Nous incitons fortement les organisateurs de séance à inclure au moins un exposé d’étudiant dans leur session.

(2) Exposés individuels
Les propositions d’exposés portant sur une recherche, des théories ou des politiques devraient inclure (a) un résumé d’au maximum 750 mots et (b) vos coordonnées. La proposition doit indiquer le contexte, le cadre théorique, la méthodologie de recherche et les principaux résultats clés prévus (s’il y a lieu), les conclusions et la pertinence de l’étude. Les propositions doivent être soumises d’ici le 8 février 2012. Elles feront l’objet d’une évaluation par des pairs.

(3) Soumission de projets de séances par affiches

Nous prions les personnes qui désirent présenter une séance par affiches lors du congrès de 2012 de soumettre leur proposition par courriel d’ici le 6 mars 2012. La proposition doit comprendre le nom de l’organisateur, ses coordonnées y compris son adresse de courriel, le nom de l’établissement auquel il est rattaché et une description du projet en 200 à 350 mots (incluant le titre). Les propositions seront évaluées par des pairs.

Pour que les exposés regroupés par un organisateur de séance, les exposés individuels ou les séances par affiches puissent figurer dans le programme, les conférenciers doivent être des membres en règle de la SCÉES. Vous pouvez adhérer au MonSCÉES.

Veuillez faire parvenir vos propositions par courriel à :
Dianne Conrad
Centre for Learning Accreditation
Athabasca University
Courriel : diannec@athabascau.ca

Vérsion PDF : Appel de propositions


Exposés regroupés par un organisateur de séance


Propositions pour les sessions thématiques du congrès 2012 de la SCÉES

[Pour les besoins du présent document, il est entendu que le masculin comprend le féminin.]

Cet appel de communications porte sur les sessions thématiques. Vous trouverez ci-dessous une description de chaque session ainsi que le nom et l’adresse de courriel de chaque responsable. Les responsables des sessions aimeraient recevoir des propositions pour leur session. Les responsables des sessions peuvent accepter quatre (4) communications au maximum par session. Une durée de 90 minutes est prévue pour une session avec quatre (4) communications. La date limite pour la réception des propositions est le 29 février 2012. Les conférenciers potentiels doivent soumettre un titre et un résumé de leur communication (750 mots au maximum) directement au responsable de la session choisie. Les propositions des étudiants sont encouragées. Si votre proposition deposée à une session thématique n’est pas acceptée, vous aurez la possibilité à soumettre comme une communication individuelle.


1. Les enjeux critiques dans l’enseignement supérieur : prévoir les tendances futures

Organisateurs :
Nicola Simmons, Brock (Nicola.Simmons@brocku.ca)
Michael Kompf, Brock (Michael.Kompf@brocku.ca)

En 2007, Jones a évoqué « les changements spectaculaires de la nature du travail universitaire au cours du dernier siècle » (p. 10). Un rapport de 2010 du Conseil canadien de l’apprentissage parle « des défis que pose un milieu en mutation rapide » dans l’enseignement supérieur; en 2011, Campbell a émis l’opinion qu’il faut revoir complètement la vision de l’enseignement supérieur au Canada. Il semblerait que ce ne sont pas les commentaires sur l’évolution du secteur de l’enseignement supérieur au Canada qui manquent, mais bien plutôt peut-être sur la forme que pourrait prendre un avenir repensé.

Nous soutenons que, pour que l’enseignement supérieur soit capable de relever, entre autres, les défis socioéconomiques, démographiques et politiques associés à l’apprentissage des étudiants, les membres des corps professoraux et les dirigeants du monde universitaire doivent prévoir les possibilités futures, tant les occasions que les difficultés, et planifier de manière à exploiter les premières et à contrer les secondes. Pour cette séance thématique, nous aimerions recevoir, surtout de la part d’étudiants, des projets d’exposé qui ne se contentent pas de décrire les enjeux actuels et en voie d’émergence, mais qui explorent plutôt les tendances et les défis prévus pour les années qui viennent et qui incluent des recommandations quant à la reconceptualisation de l’enseignement supérieur au Canada.

Bibliographie
Campbell, R. (2011). Allocution sur la transformation de l’éducation au premier cycle, rencontre annuelle de l’Association des universités et collèges du Canada, Halifax, mars.
Conseil canadien de l’apprentissage(2010). Explorer l’enseignement postsecondaire au Canada : Le défi d’un milieu en mutation. Les défis de l’enseignement postsecondaire au Canada. Ottawa, ON: Auteur.
Jones, G. (2007). The academy as a work in progress. Academic Matters: The Journal of Higher Education, 10-13.


2. L’éducation supérieure à la croisée des chemins : l’internationalisation – les pistes à suivre?

Organisateurs :
Tom Nesbit, SFU (tom_nesbit@sfu.ca)
Hans G. Schuetze, UBC (hans.schuetze@ubc.ca)

Les efforts récents pour internationaliser l’enseignement supérieur ont tendance à mettre en relief les aspects surtout bénéfiques : diversité et mobilité accrues de la population étudiante, développement de technologies numériques et amélioration de la conscience et de la collaboration internationales. Les administrateurs universitaires font valoir que les revenus additionnels provenant des étudiants étrangers aideront à bonifier les programmes et les services pour les programmes internationaux comme pour les programmes canadiens.

Or, il y a des raisons de penser que, au Canada du moins, de telles initiatives amènent les universités à délaisser le volet local et à faire fi des changements et des défis auxquels sont confrontées leurs principales communautés et leurs voisinages. Plus concrètement, l’intérêt des universités à l’égard des questions locales de justice sociale semble avoir diminué au détriment de leur rôle en tant qu’espace social d’une importance cruciale et de leur aptitude à analyser et à critiquer les enjeux sociaux, politiques et culturels qui sont d’actualité.

Ce panel analysera de telles préoccupations, les illustrera et y répondra. Il réunira des représentants (chercheurs et administrateurs) de plusieurs universités canadiennes afin de mettre en lumière et d’étudier des exemples locaux et de dresser un portrait global de l’évolution de la situation au cours des deux dernières décennies, mettant ainsi en doute l’hypothèse selon laquelle l’internationalisation accrue est nécessairement dans le meilleur intérêt des universités.

Les collègues et les étudiants diplômés d’autres universités canadiennes préoccupés par ces questions sont invités à soumettre des études de cas concrètes ou d’autres types de contribution pouvant favoriser des débats critiques sur ce thème.


3. L’éducation supérieure à la croisée des chemins : l’apprentissage mixte comme piste à suivre

Organisatrice :
Kathleen Matheos, Manitoba (matheos@cc.umanitoba.ca)

L’apprentissage mixte devient une tendance prometteuse dans les universités canadiennes. De plus en plus de recherches attestent de son potentiel quant à l’optimisation des ressources, une condition essentielle pour les établissements d’enseignement supérieur. L’apprentissage mixte peut améliorer l’apprentissage des étudiants de par sa souplesse et sa plus grande accessibilité. Il peut aussi réduire le temps que prennent les étudiants pour obtenir leur diplôme et ce, en éliminant le casse-tête des horaires. Situé à mi-chemin entre la prestation de cours en ligne et la prestation de cours face à face et mettant à profit les forces de l’un et de l’autre de ces modes de prestation, l’apprentissage mixte peut offrir le meilleur des deux mondes. Pour les étudiants, l’apprentissage mixte est intéressant parce qu’il conserve les aspects familiers et sécurisants de l’apprentissage face à face tout en y ajoutant les apports des nouvelles technologies et de nouvelles façons d’entrer en relation les uns avec les autres et avec le contenu. Pour les membres du corps professoral, il offre l’occasion de faire un usage optimal des techniques d’enseignement face à face et en ligne. Pour les administrateurs, l’apprentissage mixte représente des défis de taille tout en offrant des avantages de taille.

Le COHERE (Collaboration for Online Higher Education) vous invite à soumettre des projets d’exposés axés sur les politiques, les pratiques administratives et les défis reliés à l’élaboration et à la mise en place d’un programme d’apprentissage mixte dans l’enseignement supérieur. Cette séance intéressera tout particulièrement les personnes qui s’occupent des questions sous-jacentes à l’apprentissage mixte, plutôt qu’aux problèmes auxquels font face les enseignants et les apprenants face à cette forme relativement nouvelle d’enseignement supérieur.


4. Les cycles d’innovation dans les établissements quant à la technologie éducative : à la recherche de conditions qui forment d’authentiques communautés d’apprentissage

Organisateurs :
Scott Gerrity, Victoria (sgerrity@uvic.ca)
Tim Hopper, Victoria (thopper@uvic.ca)
Kathy Sanford, Victoria (ksanford@uvic.ca)

On a beaucoup écrit sur le perfectionnement des universitaires quant à l’enseignement à l’aide de la technologie (Bates and Poole, 2003; King, 2003; Moser, 2007), notamment en ce qui a trait aux obstacles et aux possibilités qu’ils rencontrent, mais il existe moins de recherches sur l’impact des ressources utilisées pour le perfectionnement des professeurs et sur la variété des enjeux, des besoins et des tendances reliés au recours à la technologie éducative dans divers contextes et disciplines. Souvent les établissements d’enseignement prennent une approche déterministe lorsqu’elles adoptent des technologies – tablant sur la structure et la mise en place de cadres organisationnels à l’échelle macro et sur la qualité du design et le développement d’outils à l’échelle micro (Surrey, 1997). De telles approches ont un impact limité, voire nul, à diverses phases de l’adoption de la technologie par des usagers. Les cycles d’adoption chez les professeurs semblent être surtout influencés par les conditions qui contextualisent le recours aux technologies, et non par les technologies elles-mêmes (Tessmer, 1990) ou leur diffusion au sein de structures organisationnelles traditionnelles, et par un langage d’innovation qui permet aux participants to capter et de partager l’innovation et de l’intégrer dans leurs pratiques.

La séance portera essentiellement sur les questions clés suivantes : quelles sont les conditions qui permettent l’innovation en matière de technologie éducative et son adoption? Comment acquérir et diffuser un ‘langage commun’ de processus contextualisés qui parlent aux communautés d’apprentissage et les structurent autour de l’utilisation de technologies éducatives?

Pour cette séance, nous vous invitons à soumettre des recherches et des projets exemplaires portant sur les éléments communs ainsi que sur les différences dans les expériences, stratégies et défis des spécialistes de l’éducation et des groupes de soutien institutionnels qui doivent identifier et réunir les conditions qui permettent aux communautés professionnelles de se familiariser avec les technologies éducatives. Les exposés retenus pour cette séance porteront sur les notions de capacité d’action, de transformation, de changement institutionnel et d’innovation en lien avec les questions clés. Les exposés pourraient s’inscrire dans l’un ou l’autre des domaines suivants

  1. recherche théorique ou autre sur le lien entre la théorie de l’innovation, la théorie des organisations et les technologies éducatives;
  2. moyens novateurs de mettre en lumière des expériences d’enseignement et d’apprentissage authentiques (pratiques exemplaires) visant à contribuer au perfectionnement professionnel des spécialistes en éducation;
  3. propositions ou études d’impact sur l’adoption de technologies éducatives (conditions, cycles, intégration);
  4. études de cas portant sur des utilisations novatrices de technologies éducatives.

5. L’éducation supérieure à la croisée des chemins : les recherches sur l’enseignement et l’apprentissage dans un monde branché

Organisateurs :
M. Cleveland-Innis, Athabasca (martic@athabascau.ca)
A. Davis, Empire State College, USA
H. Kanuka, Alberta

Quelle orientation la recherche sur l’enseignement et l’apprentissage dans les études supérieures doit-elle prendre? Il y a plus d’une décennie, Windschitl (1998) prônait qu’on fasse davantage de recherche sur comment promouvoir de plus en plus l’utilisation du World Wide Web par la population étudiante et comment mieux saisir les communications Web des apprenants. La publication, puis le développement considérable d’un modèle de communautés de recherche en ligne (Garrison, Anderson et Archer, 2000) sont venues répondre à l’appel de Windschitl. En plus de la poursuite des travaux dans ces deux domaines, il faut privilégier davantage la recherche sur la théorie de l’apprentissage et l’utilisation quotidienne des technologies Web 2.0 (Greenhow, Robelia et Hughes, 2009, Zawacki-Richter, 2010).

Le groupe d’affinité sur l’enseignement et l’apprentissage dans une éducation supérieure mixte et en ligne (Teaching and learning in blended and online higher education) de la SCÉES vous invite à lui faire connaître vos travaux sur ces sujets importants. L’objectif vié : favoriser l’amélioration de l’accès à l’éducation et les expériences d’apprentissage de qualité grâce à l’éducation en ligne et soutenir des recherches sur l’utilisation d’Internet afin de promouvoir des interactions et des initiatives de collaboration qui n’existaient pas auparavant pour les professeurs et les étudiants. Quels changements par rapport au rôle de l’étudiant et au rôle du professeur sont requis pour permettre l’accès et la participation à l’apprentissage et à l’enseignement en ligne? Tout professeur efficace doit respecter les objectifs d’apprentissage quant à la matière tout en tenant compte de la multitude des caractéristiques que les étudiants apportent à l’expérience. Les professeurs efficaces font le pont entre le contenu et les besoins des étudiants en trouvant la bonne manière de faire participer les étudiants, une tactique aussi vieille que l’école elle-même. Le rôle du professeur efficace dans des contextes d’apprentissage en ligne est plus nouveau et plus complexe. Encore plus complexes sont les implications reliées à l’adoption des nouvelles exigences pédagogiques actuelles. En plus des changements requis de la part des individus, il faut que l’infrastructure de l’établissement d’enseignement change. Quelles initiatives, quelles structures de récompense, quels services de soutien et quelles formation et maintenance en matière de technologie nous feront découvrir de nouvelles avenues dans le domaine des fondements de l’enseignement et de l’apprentissage?

Pour cette séance, nous souhaitons des exposés qui créent une base de connaissances dans ce domaine : résultats de recherches récentes, méta-analyses des recherches effectuées jusqu’ici et analyses critiques des aspects clés de cet important domaine. Les études de grande qualité peuvent également être soumises pour publication dans un numéro spécial de la Revue canadienne d’enseignement supérieur sur le même sujet : Enseigner et apprendre dans un monde branché.


6. Les universités canadiennes et la circulation des cerveaux à l’échelle mondiale

Organisateurs :
Qiang Zha, York (qzha@edu.yorku.ca)
Ruth Hayhoe, OISE/UT (ruth-hayhoe@sympatico.ca)

Le savoir est maintenant un élément central dans le processus de l’innovation et du développement économique. Une croissance économique durable dans une économie basée sur le savoir dépend pour une large part sur le nombre et la disponibilité des travailleurs du savoir. Par ailleurs, à cause de la mondialisation, les travailleurs du savoir ont acquis plus de mobilité et sont tentés d’aller là où se trouve le milieu de travail le plus avantageux. Dans ce processus de « circulation des cerveaux », les universités de par le monde sont perçues comme une sorte d’aimant qui attire les travailleurs du savoir et une institution clé qui améliore la compétitivité en reliant les villes, les régions et les nations à des flux internationaux de connaissances et de talents.

De plus, la compétitivité des économies nationales et régionales dérive de leur ouverture et de leur diversité. Cela devient de plus en plus vrai à mesure que l’économie se mondialise davantage. En ce sens, les universités sont le facteur crucial qui favorise la création d’un environnement plus ouvert et plus diversifié ; elles contribuent ainsi à l’atteinte d’objectifs plus vastes, ceux de l’inclusion et de la cohésion sociales. Cela dit, cette séance vise à jeter de la lumière sur des questions thématiques comme celles-ci : Comment précisément les universités permettent-elles au Canada d’attirer et de retenir des personnes de talent venues de tous les coins de la planète? Quels éléments sont les plus importants pour la création de conditions favorables sur les campus universitaires canadiens et dans la société canadienne en général?


7. Comprendre l’accès aux études supérieures au Canada et le maintien de l’effectif étudiant

Organisateurs :
Scott Davies, McMaster (daviesrs@mcmaster.ca)
Johanne J. Jean-Pierre, McMaster (jonathj@mcmaster.ca)

Les recherches laissent entendre que l’accès à l’éducation supérieure et le maintien de l’effectif étudiant varient souvent en fonction du milieu socio-économique, de la race et du groupe ethnique, du statut au regard de l’immigration et du genre et qu’il y a aussi d’importantes variations au sein de chaque groupe. Pour cette séance, nous souhaitons recevoir des projets de communication portant sur l’une ou l’autre de ces variations et reposant sur des approches théoriques et empiriques variées. Nous nous intéressons tout particulièrement aux communications qui visent à dévoiler les mécanismes ayant ont une incidence sur la réussite scolaire des jeunes les moins susceptibles de poursuivre des études supérieures. Une attention particulière sera également accordée aux programmes qui remportent du succès, aux politiques et aux initiatives qui favorisent l’accès et la persévérance et aux analyses portant sur les implications de ces programmes pour ce qui est de la mobilité sociale, de la productivité et de l’équité.


8. En quête de la voie à suivre : l’avenir du partenariat communauté-université

Organisatrices :
Heather McRae, Victoria (Hmcrae@uvcs.uvic.ca)
Tania Kajner, Alberta (Tania.kajner@ualberta.ca)

De plus en plus, les chercheurs et les établissements de haut savoir au Canada ont recours au discours de l’engagement communautaire pour décrire leur travail avec des partenaires en dehors du monde universitaire. Recouvrant une myriade de pratiques, d’orientations théoriques et d’approches politiques et visant des buts différents et parfois contradictoires, l’engagement communautaire en tant que domaine universitaire n’est pas bien compris. Résultat : le mouvement en faveur de l’engagement se positionne à la jonction de l’opportunité et de l’opposition; certains chercheurs prônent l’adoption de l’engagement comme une façon d’ouvrir l’espace universitaire tout en travaillant de concert avec des communautés sur des questions de justice et d’égalité tandis que d’autres signalent les dangers de l’influence communautaire sur la liberté universitaire et de l’utilisation des activités de type engagement comme un outil de relations publiques. À mesure que le mouvement en faveur de l’engagement prend de l’ampleur, de grandes questions surgissent. L’engagement peut-il réussir à mobiliser efficacement des partenariats communauté-université de manière à parvenir à un changement social à long terme? Quels types de cadres, de structures et de discours sont nécessaires? Dans cette séance, nous explorerons ces questions et discuterons ensemble de pratiques et approches à partir de divers points de vue théoriques. À la fin de la séance, les participants auront la possibilité de voir s’il y a lieu de mettre sur pied un groupe d’affinité national afin de poursuivre la discussion et les recherches dans ce domaine.


9. Les hommes et les masculinités au sein de l’enseignement supérieur : carrefours, intersections, problèmes et possibilités

Organisateur :
Jason Laker San José State University, USA (jason.laker@sjsu.edu)

Les discussions au sujet de la participation des hommes au sein du domaine des études supérieures ont évolué au fil des ans. Les débats et les questions sur les hommes, notamment en ce qui concerne leur prédominance dans les rôles de leadership et dans la création des curriculums ainsi que de l’organisation et du climat institutionnels, nourrissent les conversations depuis longtemps. Ces derniers temps, la diminution des taux d’inscription, de rétention et de diplomation chez les hommes suscite de plus en plus d’inquiétudes. Ces conversations tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des collèges et universités sont complexes et souvent animées d’un esprit dualiste ; elles deviennent parfois très orageuses.

Cette séance explorera le thème des hommes et des masculinités au sein de l’enseignement supérieur, du point de vue des expériences des personnes qui s’identifient comme masculines et du point de vue de la culture, de l’organisation et des symboles.

En regard des personnes identifiées comme masculines, cette séance vise à mieux comprendre la participation des étudiants, des professeurs et des membres du personnel (par ex., aspirations, présence, rétention, succès, développement, performance en fonction du genre, apprentissage). Les exposés au sujet de l’identité et de ses intersections avec les masculinités (de la part de personnes identifiées comme masculines ou non) sont également les bienvenus.

Cette séance portera également sur les façons dont les masculinités se concrétisent (par ex., les comportements, les idéologies) et leur influence sur la structure de l’enseignement supérieur et la manière dont les participants en font l’expérience (par ex., la vie dans les départements, les curriculums, les contextes non universitaires, les regroupements d’étudiants, l’influence du gouvernement et des ONG, les relations interpersonnelles, etc.). Qu’est-ce qui fait qu’un établissement, un département, un campus est « masculin » et quelles en sont les implications, les avantages et les coûts?


10. L’art d’apprendre : l’intégration des arts dans l’enseignement supérieur

Organisatrices :
Nicola Simmons, Brock (Nicola.Simmons@brocku.ca)
Shauna Daley, Brock (daleys@live.ca)

L’intégration des arts dans l’enseignement supérieur met en place un nouveau paradigme expérientiel centré sur la promotion d’idées intéressantes et de réflexions de haut niveau et mettant à profit la créativité que chaque étudiant possède et utilise déjà (Livingston, 2010). En donnant à l’hémisphère droit (résolution de problèmes, synthèse, expression artistique et créative et passion) autant d’importance qu’à l’hémisphère gauche (analyse, logique et culture informatique), on peut arriver à maintenir un haut niveau de participation de la part des étudiants (Sloan et Nathan, 2005) et à promouvoir des approches intégrées quant à la pensée et à la quête du savoir.

Nous souhaitons recevoir (surtout de la part d’étudiants) des projets de communication explorant les contextes et les approches qui témoignent d’une ferme volonté de promouvoir un curriculum cohérent, intégré et axé sur les arts. Les exposés devraient plus particulièrement présenter, d’une part, les implications et les défis associés à l’enseignement et à l’apprentissage dans ce type de curriculum et, d’autre part, les orientations futures pour l’enseignement et l’apprentissage.

Bibliographie
Livingston, L. (2010). Teaching creativity in higher education. Art Education Policy Review, 111(2), 5962.
Sloan, K. et Nathan, L. (2005). Art transforms education. Connection, 20(1), 18-20.


11. Le métier d’universitaire au Canada : les défis, les limites et les possibilités

Organisateurs :
Glen A. Jones, OISE/UT (gjones@oise.utoronto.ca)
Bryan Gopaul, OISE/UT (bryan.gopaul@utoronto.ca)
Julian Weinrib (jules.weinrib@gmail.com)

Cette séance vise à explorer l’évolution du métier d’universitaire au Canada. Il y a eu, au cours des deux dernières décennies, énormément de recherches sur les expériences des universitaires; or, seulement une petite partie de ces travaux portent sur les expériences des universitaires au Canada. Pour ce panel, nous souhaitons recevoir, de la part de chercheurs et de décideurs d’un peu partout au pays, des projets de communication portant sur les multiples contextes et défis dans lesquels sont plongés les universitaires, ce qui nous permettra de mieux comprendre le métier d’universitaire au Canada. L’un des points de départ pour ce panel provient des analyses tirées du sondage « Changing Academic Profession (CAP) », qui a été mené dans 18 pays en 2007. Sont également bienvenues les recherches faisant appel à diverses approches méthodologiques et théoriques et mettant en relief les contextes dans lesquels des universitaires exercent leur métier dans des établissements de haut savoir canadiens. Ces exposés peuvent porter sur divers sujets, comme les perceptions de l’enseignement et de l’apprentissage, les politiques concernant la permanence et les promotions, la mondialisation, les études au niveau du doctorat et la gouvernance, pour ne citer que ces exemples.


12. Reculer les frontières de l’éducation supérieure ou du pareil au même?

Organisatrice :
Alyson E. King, UOIT (alyson.king@uoit.ca)

Que signifie « éducation supérieure »? Au 19e siècle et auparavant, cela faisait référence à de profondes réflexions philosophiques dans les universités. Avec la professionnalisation grandissante de plusieurs métiers (comme ceux de l’enseignement, du génie et des sciences infirmières) à la fin du 19e siècle et tout au long du 20e siècle, l’éducation supérieure signifie « formation professionnelle ». Au 21e siècle, les universités font face à des pressions contradictoires qui reflètent ce glissement de sens. Les universitaires dénoncent le manque de préparation et de participation des étudiants ainsi que l’accent mis sur la formation professionnelle plutôt que sur des préoccupations épistémologiques. Les étudiants et leurs parents s’attendent à ce que les programmes universitaires soient ‘pertinents’ et qu’ils préparent les jeunes à embrasser des carrières intéressantes. Pour bien des étudiants, l’université est davantage un passage obligé et ennuyeux sur le chemin vers la « vraie vie » qu’une occasion de penser et de réfléchir en profondeur à de vastes concepts théoriques, philosophiques ou épistémologiques. Les tensions entre ces attentes créent des divisions entre les nouvelles universités et les universités bien établies et au sein de chacun d’entre elles, entre les administrateurs et les responsables de la planification des budgets qui s’emploient à attirer le plus d’étudiants possible tout en comprimant les coûts une fois que les étudiants sont arrivés, les étudiants qui s’attendent à obtenir un diplôme sans y consacrer trop d’effort et de temps et à se trouver par la suite un travail intéressant et bien payé et les universitaires qui sont pris entre essayer d’amener les étudiants à s’engager dans des réflexions profondes sur des sujets complexes dans une ère de distractions faciles et de capacité d’attention limitée, les équiper des compétences dont ils auront besoin pour réussir dans leurs carrières et faire cela dans des classes nombreuses et avec peu de soutien. Ce panel explorera la nature changeante des universités. L’accent sera mis sur l’IÉPO, qui sera utilisé comme étude de cas.


13. À la croisée des chemins : les partenariats internationaux –préparer la meilleure voie à suivre

Organisateur :
Renny Khan, Alberta (Renny.Khan@ualberta.ca)

Cette séance portera sur les leçons tirées de partenariats entre des établissements d’enseignement postsecondaire canadiens et des universités chinoises et proposera quelques idées à considérer lors de la planification des prochaines étapes à suivre. Nous prendrons comme base les expériences de l’University of Alberta, de l’University of Prince Edward Island et de l’Inner Mongolia Agricultural University de Chine. L’accent sera mis sur les pratiques exemplaires, sur le besoin d’une approche coordonnée ainsi que sur la dynamique en faveur de programmes concurrentiels. Nous explorerons des domaines comme les programmes de recrutement au niveau du baccalauréat « 2 + 2 », les expériences de stages d’enseignement d’étudiants canadiens en Chine et des initiatives de perfectionnement du corps professoral (au Canada et dans des universités chinoises), pour ne citer que ces exemples.

À mesure que la Chine continue de se développer, cherchera-t-elle à conclure encore des partenariats avec des établissements d’enseignement supérieur canadiens? Les milieux d’enseignement supérieur de la Chine, qui sont à la fois complexes et en rapide expansion, sont-ils compris par les établissements et les chercheurs canadiens? À mesure que les établissements canadiens renforcent leur présence en Inde et au sein d’autres marchés, que doivent savoir et faire les administrateurs, les universitaires et les recruteurs d’étudiants pour créer / maintenir des partenariats positifs / efficaces? Comment l’éducation postsecondaire canadienne peut-elle continuer à être un leader dans le domaine de l’éducation à l’échelle internationale?

Actes de congrès

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